Paraboles mal comprises
2ème partie de 3
Pensées Hebdomadaires, 11 juillet 2026
Bonjour à tous,
Les 3 paraboles de Jean 10:1-18 sont une progression de la pensée. Dans la première, Jésus enseigne qu’Il est venu légalement sur la terre ; et celui qui est venu d’une autre manière est le voleur et le brigand. Il promet de conduire un jour Ses brebis hors de la terre par Sa voix. Dans la deuxième parabole, Il nous assure qu’Il est le protecteur et le gardien de Ses brebis, et celui qui est venu sur la terre d’une autre manière ne veut que « voler, tuer et détruire ». Dans la 3ème, Il nous dit qu’Il n’est pas seulement un berger, mais « le bon berger » qui donnera Sa vie pour les brebis, et ne reculera pas en voyant le « loup » (diable) arriver, mais sacrifiera Sa vie pour les brebis.
La 3e parabole : Jean 10:11-18 :
11 « Je suis le bon berger ; le bon berger donne sa vie pour les brebis.
12 Celui qui est mercenaire et non berger, qui n’est pas propriétaire des brebis, voit le loup arriver, laisse les brebis et s’enfuit ; et le loup les attrape et disperse le groupe.
13 Il s’enfuit parce qu’il est mercenaire et qu’il se moque des moutons.
14 Je suis le bon berger, et je connais les Miens, et les Miens Me connaissent,
15 tout comme le Père me connaît et moi je connais le Père ; et je donne ma vie pour les brebis.
16 Et j’ai d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; Je dois aussi les amener et elles écouteront ma voix ; et elles deviendront un seul troupeau, avec un seul berger.
17 C’est pour cette raison que le Père m’aime, car je donne ma vie afin de pouvoir la reprendre.
18 Personne ne me la prend, mais je la dépose de mon propre chef. J’ai le pouvoir de la déposer et l’autorité de la reprendre. Cet ordre, je l’ai reçu de mon Père. »
Ici, Jésus ne se présente pas comme Celui qui est entré par la porte comme dans la première parabole. Et Il ne dit pas qu’Il est la porte comme dans la seconde parabole. Ici, Il est le « Bon Berger » qui donne Sa vie pour les brebis. Jésus identifie les chefs religieux comme des mercenaires, et non comme des bergers, qui fuient quand le « loup » arrive (diable), car ils se soucient plus de leur propre vie que de celle des brebis. Mais Lui ne court pas quand Il voit le loup, mais Il donnera Sa vie en sacrifice pour les brebis. Ses brebis.
Au verset 16, Jésus fait allusion à toi, à moi et à tous les païens quand Il dit qu’il a d’autres brebis qui ne sont pas de cet enclos. Dans cette parabole, l’enclos est Israël et Il parle des nations païennes venant à Lui. Ne faites pas l’erreur de mélanger les paraboles, chacune a clairement sa propre définition des termes. Ici, l’enclos, c’est Israël, et les autres brebis qui ne sont pas d’Israël entendront aussi Sa voix, et nous deviendrons tous un seul troupeau avec Lui comme seul berger. Cela fait clairement allusion au fait que les croyants juifs et païens ne font qu’un en Lui. Paul en parle dans Romains 11, Éphésiens 2 et Galates 3.
Jésus enseignait souvent les paraboles dans une série de leçons progressives, chacune s’appuyant sur la précédente. J’espère que vous ne lirez plus jamais Jean 10:18 de la même façon. Nous passons maintenant à un autre ensemble de 3 leçons consécutives, présentées comme une leçon/prière, une parabole, une leçon, le tout en 13 versets. Et ces trois traitent de la nature bonne et généreuse de Dieu le Père.
Luc 11:1-13, mais les versets 2-4 constituent la première leçon
2 « Notre Père qui es aux cieux, saint (sacré) est ton Nom. Que ton royaume vienne, que ta volonté soit faite, comme au ciel, ainsi aussi sur la terre.
3 Donnez-nous chaque jour notre pain quotidien.
4 Pardonnez-nous nos péchés ; car nous pardonnons aussi à tous ceux qui nous sont redevables (offensés). Et ne nous amène (soumet) pas à la tentation ; mais délivre-nous du mal. »
Il convient de noter que le grec « ne nous amène pas » est d’accord avec Jacques 1:13 qui dit : « Que personne ne dise, lorsqu’il est tenté que Dieu lui fait cela, car Dieu n’est pas tenté par le mal, et Il ne tente Lui-même personne. » Jésus, dans le Notre Père, s’adresse au désir que le Père a, de guider nos vies de telle sorte que nous évitions complètement le mal – ne laissez pas votre vie être amenée dans des situations mauvaises. (Nous nous retrouvons souvent dans ces situations, mais ce n’est pas le Père qui nous le fait)
Le ‘Notre Père’ était écrit au temps aoriste avec des verbes à l’impératif. Le temps aoriste signifie une action accomplie, nous pourrions dire comme une affirmation de la part de celui qui prie, mais aussi dans l’impératif subjonctif, ce qui signifie en français moderne que l’on pourrait dire ; « Que ton nom soit considéré comme sacré (sanctifié), que ton royaume vienne. » Mais l’aoriste communique une action complète plus tard dans la prière. Nous dirions en français moderne : « Oui, tu nous donnes notre pain quotidien. Oui, tu nous pardonnes nos péchés. Oui, nous pardonnons à tous ceux qui nous sont redevables (ceux qui nous ont offensés). Tu ne nous amènes pas dans la tentation, l’épreuve, la tribulation. »
Ma pensée : lorsque vous priez, incluez des constats de faits dans votre demande, comme on le voit ici. Tout d’abord, souvenez-vous à qui vous vous adressez. Dieu le Père, tu es saint, juste et bon, tu es digne de toute adoration, louange et gloire. Père, je viens hardiment devant ton trône comme Hébreux 4:16 le dit, et je demande________.
Souvenez-vous à qui vous parlez.
Le thème de ces trois leçons est la bonté de notre Père céleste. Jésus poursuit dans les versets 5-9 :
5 Alors Jésus leur dit : « Supposons que vous ayez un ami, et que vous alliez le voir à minuit et que vous lui dites : 'Ami, prête-moi trois miches de pain ;
6 un ami à moi en voyage est venu me voir, et je n’ai pas de nourriture à lui offrir. »
7 Et supposons que celui à l’intérieur réponde : « Ne me dérange pas. La porte est déjà verrouillée, et mes enfants et moi sommes au lit. Je ne peux pas me lever et te donner quoi que ce soit. »
8 Je vous le dis, même s’il ne se lèvera pas pour lui donner le pain par amitié, à cause de son insistance, il se lèvera certainement et lui donnera tout ce dont il a besoin.
9 « Et je vous dis : Demandez, et cela vous sera donné ; cherchez et vous trouverez ; frappez et la porte s’ouvrira devant vous.
10 Car tous ceux qui demandent reçoivent ; celui qui cherche trouve ; et à celui qui frappera, la porte s’ouvrira.
Rappelez-vous que Luc écrit dans Luc 1:3 que son récit de la vie de Jésus est écrit dans l’ordre chronologique, tout comme les Actes. Ce sont deux volumes d’une œuvre dans l’ordre chronologique, commençant par Luc 1 lorsque Gabriel dit au père de Jean-Baptiste que lui et Élisabeth auront un fils qui préparera la voie du Seigneur, à Paul vivant en paix dans son propre appartement à Rome dans Actes 28. Donc, quand nous lisons Luc 11:1-13, tout cela constitue un seul discours. La version de Matthieu dans 6:9-15 omet les leçons suivant le ‘Notre Père’ que Luc inclut ici dans l’ordre chronologique. Ainsi, la version de Luc est le récit plus complet des pensées de Jésus et du contexte dans lequel Il enseignait.
Après avoir présenté le ‘Notre Père’, Jésus enseigne une parabole pour souligner la bonté du Père. Beaucoup lisent l’histoire de l’ami endormi à minuit et de l’homme qui frappe à la porte à plusieurs reprises et s’arrêtent là. Ils pensent, ou on leur apprend qu’il faut continuer à frapper encore et encore, pensant que leur Père céleste est l’ami endormi à minuit qui ne veut pas vraiment être dérangé par leurs demandes.
Jésus souligne que l’homme dans le verset 8 ne se lèvera pas pour donner à son ami ce qu’il veut sur la base de l’amitié, mais à cause de sa persévérance. PUIS Jésus dit ceci : « ET je vous dis : demandez et CELA VOUS SERA donné, cherchez et VOUS TROUVEREZ ; frappez et LA PORTE VOUS SERA ouverte. Celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, et celui qui frappe à la porte aura la porte qui s’ouvre. »
La parabole de l’ami à minuit n’est pas une leçon sur le fait que Dieu le Père dans la prière ‘Notre Père’ ne veut pas vraiment être dérangé par nos demandes de prière. NON! Il affirme le temps aoriste dans lequel Il a prononcé la prière ; Père, tu nous pardonnes nos péchés, tu nous donnes notre pain quotidien, tu ne nous entraînes pas dans de mauvaises tentations, épreuves et tribulations... quand je demande, il me sera donné, quand je cherche je trouverai, quand je frapperai, on ouvrira, car tous ceux qui demandent reçoivent, ceux qui cherchent trouvent, et ceux qui frappent ont la porte ouverte pour eux. Tout cela n’est qu’une seule leçon.
Jésus insiste encore davantage sur Son point dans la leçon 3, confirmant à nouveau la prière du ‘Notre Père’ qui nous enseigne la bonté de Dieu notre Père. Et c’est pour la semaine prochaine, d’ici là, bénédictions,
John Fenn
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